Livre ancien : Fables : Livre troisième...(1795). page 2

LIVRE TROISIE1VIE. FABLE I. Le Meunier, son fils, et l'Âne. A. M. D. M. 'L'INVENTION des arts étant un droit d'aînesse , Nous devons l'apologue à l'ancienne Grece : Mais ce champ ne se peut tellement moissonner, Que les derniers venus n'y trouvent à glaner. La feinte est un pays plein de terres désertes : Tous les jours nos auteurs y font des découvertes. Je t'en veux direenn trait assez bien inventé : Autrefois à Racan , Malherbe l'a conté. Ces deux rivaux d'Horace , héritiers de sa lyre, Disciples d'Apollon, nos maîtres, pour mieux dire, Se rencontrant un jour tout seuls et sans témoins ; ( Comme ils se conhoient leurs pensers et leurs soins) Racan commence ainsi : dites-moi , je vous prie , Vous qui devez savoir les choses de la vie , Qui par tous ses degrés avez déja passé, Et que rien ne doit fuir en cet àge avancé ; A quoi me résoudrai-je Il est temps que j'y pense. Vous connoissez mon bien, mon talent, ma naissance. Dois-je dans la province établir mon séjour? Prendre emploi dans l'armée , ou bien charge à la cour 3 Tout au monde est mêlé d'amertume et de charmes 10

Fable I : Le Meunier, son fils et l'Ane.
Fable I : Le Meunier, son fils et l'Ane.

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