Livre ancien : Antigone (1844). page 3P CFAC E. Analysant les pièces de Rotrou et d'Alfieri, la critique a remarqué que le sujet d'Antigone, s'il était traité seul, d'après les habitudes du théâtre moderne, ne comporterait pas plus de trois actes. On croira sans peine que l'imitateur ait profité volontiers de cette remarque , et on l'excusera , sans doute , de s'être rappelé ce vers de Boileau : Souvent trop d'abondance appauvrit la matière. L'Antigone de Sophocle •est aujourd'hui trop connue , pour qu'il soit nécessaire de dire en quels points notre imitation diffère du plan de la tragédie grecque. Nous n'avons pas non plus besoin d'avouer que nous avons lu l'ouvrage de M. Ballanche. Nous désirons seulement constater que la plupart des changements introduits dans l'économie de la pièce, sont empruntés au théâtre grec. Ainsi, le rôle des Sénateurs thébains a pour point de départ la fin de la tragédie des Sept-Chefs d'Eschyle; l'image de ces degrés conduisant au sommet d'une tour de laquelle Antigone découvre, sur le champ de bataille, le corps de son frère Polynice : cette fiction qui rapproche de la scène visible, la scène extérieure, appartient au début des Phéniciennes d'Euripide. C'est encore à Euripide qu'est due l'idée du serment d'Antigone : lorsque , dans les Phéniciennes, le messager raconte la mort des frères ennemis, il dit que Polynice avait prié sa soeur de l'ensevelir sur le sol de la patrie. De cette prière nous avons fait un sermentNotre catalogue de livres anciens Notre catalogue de cartes anciennes Notre catalogue d'albums Revenir au début de l'oeuvre Page 2 Page 4 |